Dimanche 12 avril 2009
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18:09
Aucune excuse, aucun ressentiment.
Je reviens comme je suis parti.
Les promesses en moins. J'en ai fini des promesses qui ne tiennent pas.
"Je te jure amour et fidélité jusqu'à ce que la mort nous sépare". Trop beau pour être tenu stricto sensu. Un concept inventé et déifié au rang des plus éhontés mensonges de notre siècle.
Usité par les consensuels, dévié par les libertins, conspué par les ogres du cul.
Est-ce que je suis l'un d'eux? Certainement les trois.
Je reviens à toi aujourd'hui. Je suis à toi aujourd'hui. Fais de moi ce que tu veux. Je suis ta chose. Ton objet.
J'aime ce sentiment d'appartenance. Être dominé, dominant, posséder, jouir sans consentement.
Mais ce n'est encore que des promesses.
Mytho? Sur la toile, c'est un peu le credo général. En live, c'est mille fois pire. On se ment pour la contenance.
"Putain, regarde toi quand tu me mens". Et je te regarde ainsi t'en aller dans ton imagination. Et je te sens quitter la petite parcelle de coeur que je t'ai octroyée. Trois petits tours et puis
s'en va. Oui, va-t-en.
Je reviens du trou dans lequel je me suis terré. Non, pas de celui que j'ai serré. Comment pourrais-je faire, on ne m'a jamais donné le mode d'emploi. Et au passage merci.
Je reviens tout court.