Pas de questionnement existentiel ces temps-ci. Enfin pour aujourd'hui.
Une discussion avec maman sur ma rupture. Tantôt douloureuse. Tantôt affirmée.
Je la sens vraiment affectée par cette séparation. Je n'ose pas trop me confier. Elle qui est une si bonne oreille. Elle s'était attachée à
Lui. Tout comme ma petite soeur. A qui j'ai préféré ne rien dire.
Alors quand il s'agit
de parler de Lui, j'élude. Ou je m'invente une vie. C'est dur.
Je ressens toujours autant de peine d'avoir été délaissé. De m'être laissé emporté, sans avoir été rassuré.
Calmé, c'est
ce que je suis. Zen, c'est ce vers quoi je
tends.
Mais dès lors que je pense à Lui, je deviens Jekyll et Hide. Je voudrais
être l'amant idéal. L'aimer sans compromis. Sans concession.
Mais je garde encore les stigmates du passé. De celui
qu'on a vécu. Et je me referme. Je perds l'espoir. L'espoir d'un éventuel avenir. Mais l'avenir ne peut pas se construire sur nos deux conceptions de vie. L'une est plutôt introvertie, l'autre
son contraire. Avec tout ce que cela induit. Financièrement. Une cigale et une fourmi. Intellectuellement. Des études longues vs une futilité des choses. Sexuellement. Des besoins et des envies
sur des longueurs d'onde trop éloignés.
Le chemin est long. Sera long. Il faudra que je prenne le temps de ne plus penser. Laisser les choses venir. Sans les brusquer. Et peut-être que mes sentiments se
détendront.
Je sollicite trop mes émotions. Tout va zazimut. Sans contrôle.
Alors je vais commencer par souffler un grand coup..."pffffffffffffff" (le bruit de l'expiration, juste au cas où)
Et aborder cette nuit plus sereinement.
Pour m'atteler à défroisser tous ces noeuds qui me rongent l'intérieur. Pour retrouver
cette insouciance. Ce plaisir de vivre.
A Suivre...of course!