Arrivée dans la ville Lumière. Ou plutôt des frères Lumière.
Rien n'a changé.
Le même quai.
Les mêmes boutiques.(heureusement!). Tenus par les mêmes vendeurs.
Les mêmes clochards à abord de la gare.
Les mêmes emmerdeurs ou autre quémandeurs... "non, je n'ai pas de monnaie". Sur un ton qu'on veut détaché, mais qui s'avère souvent être celui
de l'exaspération. (je galère déjà avec mes fins de mois!).
Cette fois, l'attente du bus fut moins longue. Je galère toujours bien 20 minutes avant que ce foutu car daigne bien pointer son nez. 8
minutes pour être précis.
La même attente tout le long du trajet. 45 minutes.
Ma mère à l'arrivée. Un coup de klaxon.
L'un de mes frère ou soeurs sur la banquette arrière.
Une effusion de sentiments pour les retrouvailles. J'adore.
Puis les grands échanges spirituels ou moins..."Madonna est entrain de divorcer. Elle est entrain d'y perdre tout son pognon"
Puis l'arrivée chez mes parents. Chez moi. C'est toujours un peu chez moi. Même si je n'y ai plus de chambre. Puisque ma mère passe son temps à déménager.
Le prise de quartiers et d'habitudes n'est pas difficile. Bien au contraire. C'est comme si je découvrais cet endroit à chacune de mes venues,
sans avoir aucune gêne à m'adapter.
Enfin mon moment préféré. Les étreintes entre frères et soeurs (maman fait
aussi partie du lot). Les échanges. Les petits bobos. Les belles amourettes. Les nouveaux jeux sur la Wii ou la DS. Les dvd à
partager ensemble. Les devoirs à corriger. Les dents à brosser. Les contes pour trouver un sommeil tranquille.
Ce sont ces moments de futilités qui font mon bonheur
à chacun de mes retours dans ma contrée natale.