Je suis rentré ce matin, aux aurores, par l'un des premiers métros de 7h...dans la plus grande discrétion qu'il m'était possible de faire.
Mais les vieux parquets parisiens craquent, les canapés en cuir crissent, et les pieds se prennent dans les fils invisibles que la pénombre s'amuse à camoufler,
et tout cela pour arriver à un ensemble cacophonique, digne des pires réveils-matin...
Je me suis réveillé, en me demandant dans quel bras j'avais attéri.
J'ai tenté veinement de me souvenir qu'est ce qui avait créé cette situation.
Je me demande pourquoi j'ai si mal à la tête...
Et là, comme les flashs violents de stoboscopes, je me rappelle la soirée par à-coups...des rires autour d'un verre de Chardonnay...non, pas un verre, mais au moins deux ou
trois, peut être même quatre. Je n'arrive pas à me souvenir...je suis toujours allongé sur ce canapé avec X. (je tairai son nom pour plus de transparence)
J'ai une éréction...je sens une éréction dans mon dos...mais je n'ai pas envie... je n'ai pas envie de ressentir quoique ce soit sur moi ou encore en moi! Non, je veux me
souvenir!!!
C'est alors que je vois de photos, coquines, voir érotiques...oui, je remets la situation, on a maté des photos de sa bite...Hum, elle a l'air appétissante...puis on mate les
photos de la bite de son mec...woua, là, c'est bleuffant.
Mais ce n'est pas que des photos cochonnes, il y a une certaine beauté qui s'en dégage...je ne prétendrai pas que c'est de l'art, mais l'amant est si bien en valeur...tantôt avec une éréction
bien placée et une regard aguicheur, tantôt avec de la pudeur mais avec cette bite si insolante, qu'on en perd tout repère.
En temps normal, je banderais, mais qu'est ce qui m'en empêchait...certainement pas de la pudeur, c'est pas tellement ça qui me dérange quand je suis bourré...voilà, c'est ça,
je suis bourré, et j'arrive pas à bander!!! Merde!
Et qu'est ce que c'est tous ces films de cul qui s'entrechoquent dans ma tête...des films qu'ont a regardé ensemble...putain, c'est glauque, mais tellement excitant...je n'avais
pas encore fait cette expérience...
Même nos conversations ne sont plus censées...le sexe, le sexe, le sexe...il n'y a que ça dans nos têtes, et dans nos bouches, enfin, pas encore tout à fait!
On parle de plan soft, plus hard, de sodo, de plan à trois...l'un d'entre nous se désape de plus en plus, et les mains se font baladeuses...
Elles frôlent chaque parcelle du corps susceptible de faire démarrer la partie. Mais je n'arrive toujours pas à bander...je suis trop fatigué, je suis malade, en ai-je
envie?...
J'ai honte mais en même temps, les effluves alcoolisantes me rendent hilare...je ne bande pas, je m'en fou...
Et, je me sens tout de même appâter par l'appel de la bite...la sienne est dure...Ma bouche salive...je me jète dans l'arène...
Tout va si vite...mais ma putain de queue ne veut rien entendre...pas même une branlette...elle est rentrée en hibernation...
Pourtant, je continue les vas-et-viens sur la sienne...en échangant quelques baisers "vodkaisés", je sens sa bite frôler mon anus...mais je ne veux pas non plus...je ne me sens
pas la force de supporter ses coups de rein...que m'arrive-t-il?
Surtout que je kiffe le cul avec mon fucking friend Med., mais là, je ne veux pas...
Je dois me rendre compte que je ne veux pas...je me contente de soft...ça ne me rassasie pas trop, mais mon esprit suffoque...
Je ne voulais pas baiser avec un copain, pas avec ce copain, surtout quand les règles ne sont pas claires dès le départ...
Je ne me souviens pas de semence...Je ne me souviens pas m'être endormi dans ses bras...j'ai dû me fermer à ce moment, comme je le fais très souvent...je me suis échappé de la réalité,
pour m'enfuir dans ma bulle, comme pour me protéger...
Et là, je pars comme un voleur, je tente de me faire discret, mais rien ne marche...tout est contre moi...je n'arrive pas à remettre la main sur ma veste...fais chier...je le réveille...
Vite! Que ce moment défile le plus vite possible...j'ai encore la gueule de bois, je ne comprends pas encore tout...j'aurai le temps en rentrant chez moi de tout analyser, de remettre un sens à
cette soirée...si un sens est possible bien sûr...
Entre un échange de baisers, je m'éclipse dans la nuit...je me grille une clope...Mais putain, j'ai arrêté...Elle est tellement bonne pourtant!
La chaleur étouffante du métro m'enveloppe et me rassure. Mon cerveau se déconnecte, mon esprit est parti depuis un long moment...j'ère comme un somnambule à la recherche de sa
vie!